Sekaijin

Démarches administratives — Japon

8 etapes

1

Obtenir le statut de résidence et permis de travail

Dès l'arrivée (via employeur)

Le visa de travail japonais est lié au statut de résidence (zairyu shikaku). Votre employeur sponsorise votre visa via le Certificate of Eligibility. Les catégories courantes : Engineer/Specialist in Humanities/International Services, Instructor, Business Manager. Le renouvellement se fait 3 mois avant expiration auprès de l'Immigration Bureau.

2

Convertir le permis de conduire français

Mois 1-3

Le Japon ne reconnaît pas le permis international français. Faites traduire votre permis par la JAF (Japan Automobile Federation, 4 000 JPY). Cette traduction vous autorise à conduire 1 an. Pour un permis permanent, passez un examen au centre de permis préfectoral : test écrit (10 questions), test de vision, et test pratique (souvent plusieurs tentatives nécessaires). Attention : on conduit à gauche au Japon.

3

S'inscrire au système fiscal japonais

Automatique (si salarié)

Si vous êtes salarié, votre employeur retiendra l'impôt sur le revenu à la source (gensen choshu). La déclaration annuelle (kakutei shinkoku) se fait entre le 16 février et le 15 mars. Le taux d'imposition est progressif (5 à 45 %). La convention fiscale France-Japon évite la double imposition. Demandez votre numéro fiscal (My Number) dès votre inscription à la mairie.

4

S'inscrire au système de santé japonais

Mois 1 (obligatoire)

L'inscription au système de santé est obligatoire au Japon. Deux régimes : le Shakai Hoken (assurance sociale employeur, couverture à 70 %) pour les salariés, ou le Kokumin Kenko Hoken (NHI, assurance nationale) pour les indépendants et non-salariés. Inscription au NHI : mairie avec Residence Card et passeport. Les cotisations sont calculées sur les revenus.

5

Faire légaliser et traduire vos diplômes

Avant le départ ou mois 1

Pour certaines professions réglementées (enseignement, ingénierie, médecine), vos diplômes doivent être traduits et éventuellement reconnus par les autorités japonaises. Faites apostiller vos documents en France puis faites-les traduire en japonais par un traducteur certifié. Pour les postes en entreprise, une traduction anglaise suffit généralement.

6

Ouvrir une ligne téléphonique et internet fixe

Semaine 2-4

Pour l'internet résidentiel, les principaux fournisseurs sont NTT Flet's (fibre optique), SoftBank Hikari, au Hikari. Installation : 2-4 semaines, frais de mise en service 15 000-20 000 JPY. Débit typique : 1 Gbps. Les pocket WiFi sont une alternative rapide en attendant l'installation fixe. Le numéro de téléphone fixe reste parfois demandé pour certaines démarches.

7

S'inscrire à la pension de retraite japonaise

Automatique (si salarié) / Mois 1

Le système Nenkin (pension) est obligatoire pour les résidents de 20 à 59 ans. Les salariés cotisent au Kosei Nenkin (pension employeur). Les non-salariés cotisent au Kokumin Nenkin (pension nationale, environ 16 980 JPY/mois). Des accords de totalisation France-Japon permettent de cumuler les trimestres cotisés dans les deux pays.

8

Créer une entreprise ou s'enregistrer comme freelance

Si applicable

Pour créer une entreprise au Japon, le visa Business Manager est requis (capital de 30 millions JPY depuis 2025, 1 employé local, JLPT N2 exigé). Alternative : le statut de kojin jigyo nushi (entrepreneur individuel) avec dépôt d'un formulaire à l'administration fiscale. Pour les freelances avec visa de travail, vérifiez que votre activité est couverte par votre statut de résidence.

Questions frequentes

Le système de santé japonais est-il obligatoire pour les expatriés ?

Oui, tout résident au Japon (séjour de plus de 3 mois) doit s'inscrire à un régime de santé. Le Shakai Hoken couvre les salariés (part employeur + salarié). Les autres rejoignent le NHI (Kokumin Kenko Hoken). Le remboursement est à 70 %, les 30 % restants sont à votre charge.

Les trimestres de retraite cotisés au Japon comptent-ils en France ?

Oui, grâce à l'accord de sécurité sociale France-Japon signé en 2005. Les périodes cotisées au Japon sont totalisées avec celles cotisées en France pour le calcul de vos droits à la retraite. Si vous quittez le Japon après avoir cotisé au Nenkin, vous pouvez demander un remboursement partiel (Lump-sum Withdrawal Payment) dans les 2 ans.

Le visa Business Manager est-il plus difficile à obtenir en 2026 ?

Oui, depuis octobre 2025, les exigences ont été renforcées : capital minimum de 30 millions JPY (contre 5 millions auparavant), au moins 1 employé local à temps plein (les deux conditions sont désormais cumulatives), et un niveau JLPT N2 en japonais est désormais obligatoire.

Mis a jour le 12/03/2026